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Air Lorraine - Actualités

Comment conserver un air de bonne qualité chez soi par grand froid ?

Alors que la France fait face à une vague de froid, la tentation est grande de se calfeutrer, de surchauffer son logement et faire de son domicile un cocon hermétique. Au détriment de l’air qu’on y respire. Voici quelques conseils pratiques pour bien respirer au chaud.

 

 

Continuer à aérer et à ventiler

Nous passons en moyenne 14 heures par jour à notre domicile. Et même si nous avons le sentiment de nous y trouver à l’abri, nous y restons exposés à diverses pollutions qui touchent l’air intérieur : tabagisme, moisissures, matériaux de construction, meubles, acariens, produits d’entretien, peintures... C’est ce que l’on appelle la pollution de l’air intérieur.

Il est donc vivement recommandé d’aérer son habitation chaque jour. Cela permet de renouveler l’air intérieur et de réduire la concentration de polluants dans l’air intérieur.

Les études sanitaires menées dans les crèches et autres établissements publiques ont permis d'établir les relations entre ventilation et santé des occupants. Les principaux effets sur la santé observés sont les symptômes regroupés sous le terme «syndrôme des bâtiments malsains», à savoir les manifestations allergiques et la possibilité de transmission accrue de maladies respiratoires.

En fonction du type d'aération choisit, vous pouvez minimiser l'exposition au froid dans le temps.

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De même, il convient de ne pas obturer les bouches d'aération pour se protéger du froid. Ces dernières sont indispensables à la bonne circulation de l’air dans votre logement. Elles participent au renouvellement de l’air et évitent la formation de moisissures, nocives pour votre santé. 

 

 

Chauffages d'appoint : préférez l'électricité

Si vous devez recourir à un chauffage d'appoint, préférez les appareils électriques. Certes, ces derniers consomment de l'énergie et occasionnent donc des émissions de polluants. Cela étant, leur incidence sur la qualité de l'air intérieur est bien moindre que les appareils qui consomment du pétrole.

Il ne faut jamais utiliser un chauffage d'appoint en continu, ces appareils étant conçus pour des utilisations brèves. Dans le cas contraire, ces derniers peuvent provoquer des intoxications au monoxyde de carbone.

Ce gaz est à la fois INVISIBLE, INODORE et possiblement MORTEL. Entre le 1er septembre 2015 et le 31 mars 2016, 829 épisodes d'intoxication au monoxyde de carbone ont été recensés en France.

 

 Ces intoxications sont souvent liées au mode de chauffage et particulièrement fréquentes pendant la période hivernale. Elles surviennent à l'occasion de gestes simples de la vie quotidienne telle la mise en route du chauffage ou de l'eau chaude, et ont donc le plus souvent lieu au domicile et en famille.

Quels sont les signes d'une intoxication au monoxyde de carbone?

• fatigue inexpliquée,
• vertiges,
• nausées,
• vomissements,
• maux de tête,
• troubles visuels,
• perte de connaissance voire coma.

Que faire si on soupçonne une intoxication?

• arrêter toute combustion,
• ouvrir immédiatement les fenêtres ,
• appeler les secours : 18 pour les pompiers,15 pour le SAMU ou 112 pour le numéro d'urgence européen
• quitter les locaux, ne pas réinvestir les lieux.

D'où vient le monoxyde de carbone?

Il se forme en cas de mauvaise combustion provenant de :

• chaudières (bois, charbon, gaz, fioul),
• chauffe-eau et chauffe-bains,
• inserts de cheminées, poêles,
• groupes électrogènes à essence ou à fioul,
• chauffages mobiles d'appoint,
• cuisinières (bois, charbon, gaz),
• moteurs automobiles dans les garages,
• appareils de «fortune» type brasero.

>> En savoir plus 

 

Eviter de surchauffer

Dans votre habitation, on trouve un grand nombre de Composés Organiques Volatiles (COV). Ce sont des substances chimiques à base de carbone, ayant la propriété de s'évaporer dans l'air à température ambiante. Certaines ont une odeur; d'autres non. Les COV comprennent non seulement des molécules issues du pétrole et transformées par l'industrie, mais aussi des molécules naturelles qui peuvent s'échapper des aliments en cuisson, des plantes, des cigarettes, etc.

Cela étant, quand on on évoque les COV, on parle généralement des substances d'origine pétrolière qu'il vaut mieux éviter de respirer, telles les solvants pour peinture et vernis, et les émanations de nombreux produits pour le bricolage (colles, décapants, vitrifiants, résines synthétiques), de produits ménagers (imperméabilisants, produits de nettoyage, insecticide, sprays d'ambiance), de matériaux de construction (mousse isolante, bois agglomérés, plastiques) et d'objets domestiques (appareils électriques et électroniques, meubles et jouets en plastique).

Or nombre de ces produits deviennent plus volatiles quand les températures augmentent. Si vous surchauffez votre logement, vous intensifiez donc les émissions de ces composés chimiques nocifs pour votre santé. Restez donc raisonnable.

On recommande en général une température moyenne de 19°c dans les pièces à vivre et de 16°c à 17°c dans les chambres.

Cette modération vous fera également réaliser des économies. Selon l'ADEME, une augmentation de la température d'un degré conduit à consommer jusqu'à 7% d'énergie supplémentaires.

 

Eviter de polluer en voulant assainir

Il existe des diffuseurs d’huiles essentielles et des encens qui promettent d’assainir l’air. De même, on peut employer ce type de produits pour faire face à un rhume ou à des symptômes passagers. Il faut savoir que ces produits constituent des polluants. Les spécialistes de l’air ont d’ailleurs coutume de dire que l’air sain ne sent pas.

En période hivernale, il est donc souhaitable de veiller à ne pas trop consommer ses produits qui modifient la composition de l’air intérieur. 

 

 

Modérer sa conso d'énergie, c'est préserver la qualité de l'air

En France, le secteur du bâtiment représente à lui seul 40 % de la consommation d'énergie finale et 25 % des émissions de CO2, un des gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement climatique.
Il est donc souhaitable de se montrer économe, a fortiori en période de grand froid. En effet, comme l'indique l'ADEME :

« De fortes consommations sur des périodes prolongées peuvent aboutir à des coupures ponctuelles de courant dans les zones les plus fragilisées. Pour répondre à cette forte demande, des moyens complémentaires de production d'électricité (centrales thermiques utilisant des énergies fossiles) peuvent être activés par les différents producteurs français. Ces moyens de pointes sont en revanche fortement émetteurs de CO2. »

Les recommandations de l'ADEME:

• ne mettez pas en route votre lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle pendant les périodes de pic ;
• si votre chauffage est électrique, ne le poussez pas trop et évitez de bien chauffer les pièces inoccupées ou peu occupées. Rappelez-vous que 19 ℃ suffisent dans les pièces à vivre et 17℃ pour les chambres ;
• conservez au maximum la chaleur de votre habitat : par exemple, laissez les volets fermés si vous vous absentez pendant la journée et n'oubliez pas de les fermer la nuit, n'ouvrez pas longtemps portes et fenêtres, pensez à éteindre votre chauffage lorsque vous aérez (pas plus de 5 min.), etc. ;
• ne laissez pas allumés toute la journée les veilles inutiles et vos équipements (Hi-Fi, ordinateurs) si vous ne les utilisez pas fréquemment;
• ne laissez pas allumées des lumières inutiles.