Depuis le 1er janvier 2017, Air Lorraine est ATMO Grand Est, nouvelle association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air pour le Grand Est.
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Air Lorraine - Actualités

Le lichen, votre nouveau guide découverte

 

Grâce au nouveau dépliant, apprenez à reconnaître les lichens lors de vos balades en forêt et découvrez ce qu’ils ont à vous dire sur la qualité de l’air que vous respirez.

 

A l'heure où nous écrivons ces lignes, rien n'interdit de penser qu'il fera beau cet été.

Sauf catastrophe, vous devriez donc pouvoir consacrer vos loisirs à des plaisirs simples comme le pique-nique, la randonnée équestre, la course d’orientation, l’overdose de sport à la télé ou la promenade en forêt.

Justement, pour vous accompagner dans vos pérégrinations sylvestres, Air Lorraine vient de réaliser réalisé en partenariat avec le Parc Naturel des ballons des Vosges et le CPIE des Hautes Vosges un dépliant qui vous permet non seulement de reconnaître les lichens que vous croisez sur votre route, mais aussi de savoir ce qu'ils ont à vous apprendre de la qualité de l'air.

 

Le lichen, cette drôle d'alliance 

Le lichen n'est pas un parasite. C'est un organisme résultant d'une association entre une algue et un champignon

Le champignon apporte à l’algue les sels minéraux et l’eau dont elle a besoin, et en échange, l’algue lui fournit les sucres qu’elle fabrique. Cette association, que l’on appelle symbiose, permet aux lichens de coloniser tous types de support : troncs d’arbres, sol, roches, monuments, etc. et de vivre dans des milieux extrêmes, là où ni l'algue ni le champignon ne pourrait s'installer seuls.

>> En savoir plus

 

Les lichens, sentinelles de l'air et du climat

En effet, certains lichens, plus résistants, peuvent absorber davantage de molécules toxiques avant de dépérir et de disparaître. Leur présence met en évidence les principaux polluants comme le soufre (usines et chauffages), l'azote (voitures, activités agricoles) ou les poussières (usines, voitures ou cheminées de chauffage).

Flavoparmelia caperataFlavoparmelia caperata

A l'inverse, d'autres lichens ne tolèrent pas la pollution et sont très exigeants quant à leur milieu de vie. Leur développement n'est possible que dans des milieux où les conditions environnantes sont stables (apports de lumière, degré d'humidité, relation entre espèces, qualité de l'air...). Ils signent par leur présence une bonne qualité de l'air. En Lorraine, ces espèces se retrouvent principalement dans les forêts d'altitude du Massif Vosgien.

Les lichens sont très sensibles aux variations de luminosité, de température et d'humidité. Certaines espèces se révèlent utiles pour suivre le changement climatique, qui modifie durablement leurs conditions de vie. Les lichénologues observent maintenant en Lorraine des espèces qui ne vivaient auparavant que dans le Sud.

 

>> TELECHARGEZ LE DEPLIANT "LICHENS" AU FORMAT PDF 

 

Quelques exemples

 

Un grand sensible

 

 

 

 Le lichen qui aimait l'azote

 

 

Un lichen dans le prêt à porter

 

 

La biosurveillance: le vivant nous informe

La biosurveillance repose sur la faculté de certains organismes vivants à réagir à l'exposition d'un ou plusieurs polluants pour révéler une altération de l'environnement et pour en suivre son évolution 
(Garrec et Van Haluwyn, 2002). La biosurveillance comprend 4 concepts se situant à des niveaux d'organisation biologiques différents :

-Le bio-marqueur qui se place au niveau infra-individuel. Le polluant provoque des effets non visibles à l'œil nu (Ex : perturbation de la photosynthèse, d'une activité enzymatique, etc.);
-Le bio-indicateur qui se situe à l'échelle de l'individu. On peut voir à l'œil nu des altérations physiologiques ou morphologiques de l'organisme. (Ex : changement de couleurs des tissus);
-Le bio-intégrateur qui prend en compte l'état d'une population d'individus. (Ex : modification de ladensité d'une population);
-la biosurveillance par bioaccumulation. Cette méthode consiste à utiliser la propriété de certaines espèces à accumuler les polluants dans leurs tissus sans que les individus ne disparaissent. L'organisme bio-accumulateur sert alors de matrice pour doser les polluants.