Depuis le 1er janvier 2017, Air Lorraine est ATMO Grand Est, nouvelle association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air pour le Grand Est.
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Dioxyde de soufre

Origines

Le dioxyde de soufre est un gaz incolore qui dégage une odeur âcre et piquante. C’est l’un des premiers polluants identifiés.
Il provient principalement de procédés de combustion utilisant des combustibles fossiles soufrés (fiouls industriels et domestiques, diesel, charbon). D’autres procédés industriels tels que le raffinage des hydrocarbures, la fabrication de la pâte à papier, de l’acide sulfurique, de matériaux réfractaires, de tuiles, de briques, sont des émetteurs de SO2. Dans certaines régions de la planète, les éruptions volcaniques représentent une part très importante des rejets de dioxyde de soufre. Depuis une vingtaine d’années, les émissions européennes de SO2 sont en baisse. La diminution de combustibles fossiles et l’utilisation croissante de combustibles à basse teneur en soufre et de l’énergie nucléaire ont largement contribué à cette baisse de rejets polluants.

Le dioxyde de soufre est un polluant des zones industrielles. En France, l’atmosphère présente, en général, des teneurs moyennes en dioxyde de soufre inférieures à 5 µg/m3. Toutefois, dans les régions situées sous les vents d’établissements industriels émetteurs, des taux de pollution soufrée plus élevés peuvent-être mesurés.

En milieu urbain, les concentrations en dioxyde de soufre sont plus élevées en automne et en hiver. A ces saisons de l’année, les émissions soufrées des chauffages utilisant des combustibles fossiles sont plus grandes et la dispersion atmosphérique des polluants est souvent limitée.

Episodes majeurs d’accidents environnementaux et sanitaires liés au dioxyde de soufre :

Lieu et année

Risque environnemental

Type de Maladie

Nombre de victimes

Londres, Royaume Uni 1952

Pollution atmosphérique grave par du dioxyde de soufre et des particules en suspension

Multiplication des affections cardiaques et pulmonaires

3000 morts et de nombreux malades

Émissions de dioxyde de souffre en Lorraine (source : Inventaire des émissions 2010 - Air Lorraine)Émissions de dioxyde de souffre en Lorraine (source : Inventaire des émissions 2010 - Air Lorraine)

Effets

… sur la santé

Le dioxyde de soufre est un gaz irritant, des muqueuses, de la peau et de l’appareil respiratoire. Les pics de pollution en dioxyde de soufre peuvent provoquer une gêne respiratoire chez les personnes sensibles, tels que les asthmatiques, les jeunes enfants, les personnes âgées…  Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme. Aux concentrations habituellement observées dans l’environnement, une part importante du dioxyde de soufre inhalé est arrêtée par les sécrétions muqueuses du nez et des voies respiratoires supérieures. Le dioxyde de soufre qui atteint le poumon profond, passe dans la circulation sanguine puis est éliminé par voie urinaire. Des études épidémiologiques ont montré qu’une hausse des concentrations en dioxyde de soufre s’accompagnait notamment d’une augmentation du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire.

… sur l’environnement

Dans l’atmosphère, le dioxyde de soufre se transforme principalement en acide sulfurique, qui se dépose sur la végétation et sur le sol. Ceci a pour conséquences de contribuer à l’acidification et l’appauvrissement des milieux naturels. Il participe également à la détérioration des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments (pierre, métaux).

Réglementation

Niveaux aigus

Seuil d'information et de recommandations Seuil d'alerte Valeurs limites pour la protection de la santé

300 µg/3 moyenne horaire dépassée sur une heure 500 µg/m3 moyenne horaire dépassée pendant 3 heures consécutives 350 μg/m3 moyenne horaire à ne pas dépasser plus de 24 heures 125 μg/m3 moyenne journalièreà ne pas dépasser plus de 3 jours par an

 

Niveaux chroniques

Objectif de qualité Valeur limite pour la protection des écosystèmes
50 μg/m3, valeur moyenne annuelle 20 μg/m3, valeur moyenne annuelle