Depuis le 1er janvier 2017, Air Lorraine est ATMO Grand Est, nouvelle association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air pour le Grand Est.
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Particules fines

Origines

Les particules en suspension sont constituées de substances solides et/ou liquides présentant une vitesse de chute négligeable. Minérales ou organiques, composées de matières vivantes (pollens…) ou non, grosses ou fines, les particules en suspension constituent un ensemble extrêmement hétérogène de polluant dont la taille varie de quelques dixièmes de nanomètres à une centaine de micromètres.

Elles ont, d’une part, une origine naturelle (embruns océaniques, éruptions volcaniques, érosion éolienne des sols, feux de forêts). Elles proviennent également des installations de chauffage domestique et urbain, des activités industrielles (centrales électriques, usines d’incinération), des transports (notamment véhicule diesel). Elles sont également émises par les activités agricoles.

En raison de ses origines, la pollution atmosphérique par les particules en suspension concerne particulièrement les zones urbaines et industrielles. Les taux atmosphériques de particules en suspension sont plus élevés en automne et en hiver. Pendant ces périodes, les rejets de poussières dus aux chauffages à base de combustibles fossiles sont plus importants et les conditions météorologiques sont moins favorables à la dispersion des polluants, notamment dans le cas d’inversion de températures.

Émissions de poussières fines dont le diamètre est inférieur à 10µm (source : Inventaire des émissions 2010 - Air Lorraine)Émissions de poussières fines dont le diamètre est inférieur à 10µm (source : Inventaire des émissions 2010 - Air Lorraine)

Émissions de poussières fines dont le diamètre est inférieur à 2,5µm (source : Inventaire des émissions 2010 - Air Lorraine)Émissions de poussières fines dont le diamètre est inférieur à 2,5µm (source : Inventaire des émissions 2010 - Air Lorraine)

Effets

… sur la santé

Cela dépend du diamètre des particules. En effet, les particules dont le diamètre est supérieur à 10 µm sont arrêtées et éliminées au niveau du nez et des voies respiratoires supérieures. Par contre, elles deviennent plus toxiques pour l’organisme, lorsqu’elles ont un diamètre inférieur à 10 µm et 2.5 µm, puisqu’elles peuvent pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire. Le rôle des particules en suspension a été montré dans certaines atteintes fonctionnelles respiratoires, le déclenchement de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les personnes les plus sensibles. Certains hydrocarbures aromatiques polycycliques portés par les particules d’origine automobile, sont classés comme probablement cancérigènes chez l’homme.

… sur l’environnement

Les particules en suspension interviennent dans le cycle de l’eau, en particulier la formation des nuages, des brouillards et des précipitations. Ces polluants peuvent influencer le climat en absorbant ou en diffusant le rayonnement solaire. Lorsqu’elles se déposent, elles contribuent à la dégradation des bâtiments ; accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent entraver la photosynthèse.  

Réglementation

Niveaux aigus

Seuil d'information et de recommandations Seuil d'alerte Valeur limite pour la protection de la santé humaine
50 µg/m3 calculée en moyenne 24 heures, à 8h et 14h (heures locales) 80 µg/m3 calculée en moyenne 24 heures, à 8h et 14h (heures locales) 50 µg/m3 à ne pas dépasser plus de 35 jours par an

Niveaux chroniques

Poussières fines (PM10)
Objectif de qualité Valeur limite
30 µg/m3 en moyenne annuelle civile 40 µg/m3 en moyenne annuelle
Poussières fines (PM2.5)
Valeur cible Valeur limite
20 µg/m3 en moyenne annuelle civile 25 µg/m3 en moyenne annuelle civile pour 2015