Depuis le 1er janvier 2017, Air Lorraine est ATMO Grand Est, nouvelle association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air pour le Grand Est.

Perception des odeurs

Comme évoqué précédemment, seul le nez de l’Homme pourra servir à décrypter les odeurs de manière qualitative et quantitative.

Dans son analyse qualitative, l’organe sensoriel de l’homme va être confronté à 3 grandes situations quand il aura détecté une gêne olfactive :

  • Je connais l’odeur
  • Je ne connais pas l’odeur
  • Je ne connais pas l’odeur, mais elle me fait penser à une odeur similaire.

Cette faculté est possible grâce à l’effet de mémoire que possède le cerveau.

Quantification de la perception

Sur un plan quantitatif, le nez permettra de différencier les niveaux de concentration entre un produit qui sent beaucoup, d’un autre qui sent peu ou pas. Bien entendu, le terme beaucoup, peu ou pas ne permet en rien de faire une évaluation quant à la teneur du produit présent dans l’air. En effet, certains composés peuvent être ressentis à faible concentration, mais ne le sont plus à de fortes teneurs (ex. : H2S) ; alors que d’autres ne seront pas perceptibles par l’odorat mais présenteront un risque toxique (ex. : CO).

Qualification de la perception

La qualification d’une gêne olfactive est très variable d’une personne à l’autre. Définir une odeur comme étant agréable ou désagréable va dépendre de différents facteurs propres à l’histoire des individus (chaque individu se constitue sa propre base de données) :

  • La concentration : à faibles doses, l’odeur pourra être agréable alors qu’à des concentrations élevées, ce ne sera plus le cas.
  • Le contexte : après un repas, difficile d’apprécier une odeur de nourriture.
  • Les habitudes : à force d’être confronté à une odeur, on la considère comme normale.

Facteurs influençant la perception

L’influence des facteurs suivants est également à prendre en compte :

  • L’adaptation à la nuisance olfactive au point qu’elle devient imperceptible et on finit par ne plus la sentir : phénomène d’accoutumance.
  • La maladie (rhume…) et les traumatismes ayant induit une lésion irréversible du cerveau.
  • La fatigue de la personne.
  • La contamination odorante (une seconde odeur qui entre en compétition avec la première et qui masque ou dénature cette dernière).
  • L’âge de l’individu : la perte de sensibilité suit l’augmentation de l’âge et de plus, on constate des différences au sein d’une même classe d’âge.

Autant d’éléments qui devront être pris en compte lorsque l’on voudra faire une mesure des odeurs.

 

SIGNALER
UNE GÊNE

À tout moment, vous pouvez signaler une gêne olfactive à l'aide de notre numéro vert :